La question revient sans arrêt, et Steevy Boulay a fini par la traiter de face, sans jouer avec le sous-entendu : non, il n’a jamais été en couple avec Laurent Ruquier. L’ancien candidat de Loft Story, devenu chroniqueur, parle d’une relation de confiance, construite dans le travail, et d’une complicité qui, à force d’être visible à l’écran, a nourri des fantasmes. Ce qui alimente la rumeur, c’est un mélange classique dans le milieu : une proximité durable, des blagues sur les plateaux, et une fidélité rare sur plus de deux décennies. Sauf que Boulay insiste, il n’y a pas d’histoire cachée. Il le dit avec des mots nets, parce qu’il n’aime pas qu’on transforme sa vie privée en scénario, surtout quand ça part sur de mauvaises informations.
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Steevy Boulay dément une romance avec Laurent Ruquier
Sommaire
Lors de la promotion de son livre Le Devoir avant tout, Steevy Boulay a choisi une formule qui coupe court : « C’est une légende urbaine. Il ne s’est jamais rien passé entre nous. » Le message est clair, il ne laisse pas de place à l’interprétation. Il ne parle pas d’une relation « compliquée » ou « ambiguë », il parle d’une rumeur, point.
Ce démenti s’inscrit dans un ras-le-bol plus large : Boulay explique qu’il n’aime pas qu’on commente sa vie privée, surtout quand les histoires tournent en boucle sans élément nouveau. Dans le show-business, une phrase mal comprise peut devenir une « preuve » pour certains internautes. Et quand une rumeur dure, elle finit par coller, même si les intéressés l’ont déjà réfutée.
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Il y a aussi une nuance à poser, et elle n’est pas confortable : quand deux personnalités masculines affichent une vraie complicité, une partie du public projette plus vite une romance que dans d’autres configurations. Boulay, lui, renvoie à quelque chose de très concret ; la relation est d’abord professionnelle. Il assume l’amitié, mais refuse qu’elle soit lue comme un « aveu ».
Une complicité née après Loft Story et un mentorat sur 20 ans
Le point de départ, c’est Loft Story en 2001. À sa sortie, Boulay découvre la célébrité d’un coup, avec ce que ça implique de pression et d’étiquettes. Laurent Ruquier repère chez lui une spontanéité qui fonctionne en plateau, et lui offre une suite, une place, une continuité. Dans un paysage télé où beaucoup disparaissent après un buzz, cette passerelle compte.
Boulay ne décrit pas Ruquier comme un simple collègue, il parle d’un mentor, quelqu’un qui l’a soutenu quand tout s’accélérait. Leur collaboration s’étire sur plus de vingt ans, avec des émissions, des chroniques, des coulisses. Cette durée, justement, intrigue : dans ce milieu, les amitiés publiques finissent souvent en brouille, en clash, ou en distance polie. Chez eux, rien de spectaculaire à raconter, donc la rumeur remplit le vide.
Et c’est là que ça devient presque ironique : plus leur relation reste stable, plus elle nourrit les interprétations. Les plaisanteries en plateau, les regards complices, les souvenirs racontés à demi-mot, tout ça fait un carburant parfait pour les réseaux sociaux. Mais Boulay rappelle un fait simple : Ruquier n’a jamais caché les histoires d’amour qui ont compté dans sa vie. Leur lien, lui, relève d’une loyauté de travail, pas d’une idylle.
L’épisode du lit partagé : détail qui a nourri les fantasmes
Boulay reconnaît un épisode très concret, et il comprend pourquoi il a fait tourner les imaginations. À ses débuts à Paris, sans appartement, il appelle Ruquier et lui demande l’hospitalité, avec une phrase directe: « Est-ce que je peux venir dormir chez toi? » Résultat, ils passent la nuit dans le même lit. Dit comme ça, certains s’arrêtent là.
Sauf qu’il donne la suite, et elle est précise : chacun de son côté du lit, et il ne s’est rien passé. Il ajoute que Ruquier lui avait proposé la chambre d’amis, mais qu’il avait refusé. Il insiste même sur un trait de caractère, Ruquier aurait été « très correct », « un gentleman ». Ce genre de détail, factuel, casse le scénario romanesque, mais il n’empêche pas la machine à commentaires de repartir.
Ce passage montre surtout comment une anecdote banale peut devenir un « indice » quand elle sort de son contexte. Dans un univers où l’image compte, dormir au même endroit suffit à déclencher des montages, des tweets, des « on sait ». La critique à faire, elle est là : la rumeur se nourrit moins de faits que de narration. Boulay, lui, choisit la transparence minimale, juste ce qu’il faut pour recadrer, sans transformer sa vie en feuilleton.
